"Treize personnes se sont trouvées dans un appartement au second étage d'un immeuble quand, vers 3 heures du matin, l'un des occupants a entendu son enfant pleurer", a expliqué Odile
Faivre, procureure-adjointe au parquet de Versailles. "L'homme en question d'origine africaine, qui était tout nu, s'est levé dans l'appartement pour nourrir son enfant, tandis que les
autres occupants l'ont pris pour le diable. L'homme en question a été sérieusement blessé à la main d'un coup de couteau avant d'être expulsé de l'appartement."
Le père de famille qui se trouvait dans le plus simple appareil a tenté d'entrer à nouveau dans l'appartement. C'est à ce moment précisément que les autres occupants ont pris la fuite en
sautant par la fenêtre, ayant une peur panique du diable». Et les différents articles ont conclu que les policiers, qui ont fouillé le logement, n'ont pas découvert de substances
hallucinogènes.
Par pudeur, ou pour épargner la fierté des Français autochtones ou gaulois, cette nouvelle cache la vérité : "l'homme en question d'origine africaine" a en fait été pris pour un éléphant,
et non pour le diable ! En effet, voir déambuler un éléphant à trois heures du matin dans un appartement, parvenir à repousser l'animal sur le palier, puis l'entendre frapper à la porte avec sa
trompe tout en essayant d'imiter une voix humaine barissant "Ouvrez bandes de cons c'est moi Amadou".
Vous n'auriez pas paniqué et sauté par la fenêtre du 2e étage, vous ?
Comme le chantait Barbara :
Un beau jour, ou plutôt une nuit
Tout l'immeuble était bien endormi
Quand soudain dans l'plus simple appareil
Et venant de nulle part
Surgit un nègre noir...
Trève de plaisanterie, cette anecdote pour faire le lien avec les propos de Jean-Paul GUERLAIN et les dérives du politiquement (et stupidement) correct.
"Nègre" vient du latin niger qui a donné notamment : nero en italien, noir en français (dans ces deux langues, le g a disparu, comme le fleuve Liger, Loire);
negro en espagnol et en portugais; negre en occitan (le e occitan se prononce [é])
(pour toutes les langues méditerranéennes, il faut prononcer avec un accent tonique situé sur la première syllabe, la voyelle finale est proche du e muet français).
Aimé Césaire n'a-t-il pas mis en avant la négritude ???
On constate d'ailleurs que depuis des années, on utilise (et moi aussi) l'américanisme de black, qui résonne comme une tête à claque... Aujourd'hui, on emploie volontiers des termes anglais
pour "valoriser" ceux que l'on estime dévalorisés. Un peu coomme si l'anglais valorisait, et le français dévalorisait. Un blanc croit-il qu'en appelant un nègre un black, les nègres ne
seront plus... dénigrés ? Notons que ce verbe vient du latin denigrare (rendre noir, noircir) puis, au sens figuré on employait l'expression denigrare famam :
noircir la réputation de quelqu'un (sic).
Même si les propos de Monsieur Guerlain ne sont pas terribles, on constate la bêtise de la polémique montée en mayonnaise par les médias qui créent l'opinion public...
- Nabotléon partira-t-il en vacances, chez ses beaux-parents au Cap-Black ou Cap-Homme de couleur ?
- Le dessert de la tête de nègre va devenir (c'est d'ailleurs déjà le cas sur certains produits) tête de choco ?
A l'inverse :
Quid de "boire un petit blanc" ? des "balles à blanc" ? Une blanche (pour la note de musique ou pour la bière) ? La ville de Paris doit-elle supprimer ses Nuits blanches ?
Décidément, ce monde devient con et aseptisé...